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Les vertus des plantes.

Dans nos modes de vie actuels (et si vous n’êtes pas concernés, quelle chance vous avez !) nous sommes déconnectés des plantes, de la nature mais surtout de leurs vertus.

On connaît tous au moins une recette de grand mère. L’infusion de queues de cerises, la bouillotte de noyaux, les feuilles de tilleul, l’association de trois feuilles pour lutter contre les démangeaisons des orties. La médecine dite « alternative » est maintenant largement répandue grâce à l’homéopathie (2,5 milliards de boîtes vendues en 2012*), l’acupuncture, l’ostéopathie, le magnétisme et j’en passe : on en recenserait plus de 400 en France. A ce propos je vous conseille de courir tant qu’il est encore temps en kiosque afin de vous procurer le numéro de Janvier 2015 de Sciences & Vie consacré aux médecines alternatives « celles qui marchent – celles qui ne marchent pas ». On y apprend notamment l’efficacité avérée de l’acupuncture pour le traitement des douleurs type lombalgie, arthrose, mais également des nausées liées aux chimiothérapies ou interventions chirurgicales, avec cependant un rôle fort de l’émotionnel dans le contrôle de la douleur par le cerveau. L’ostéopathie est bien ébranlée et ce depuis des années mais je persiste à dire que tout dépend de la pratique qui en est faite et encore une fois du contexte émotionnel. Lire à ce propos l’ouvrage de Michel Odoul « Dis moi où tu as mal, je te dirai pourquoi », véritable bible du somatique. Quant aux autres pratiques, je vous laisse découvrir les résultats de l’étude dans le magazine et vous faire votre propre opinion.

Mais revenons à nos plantes. Les herboristeries se font plus rares qu’aux siècles derniers mais la phytothérapie a de nouveau le vent en poupe. D’ailleurs on recense 365 plantes « inscrites dans la Pharmacopée française, qui ont droit au statut de médicaments à base de plantes »*. Les plantes sont un mélange complexe de molécules et d’essences (il est d’ailleurs conseillé de les collecter lors d’un jour sec, après disparition de la rosée mais avant évaporation des huiles volatiles), il serait donc plus efficace de les consommer entièrement que de consommer les médicaments contenant leur simples molécules extraites. Attention cependant à ne pas faire vous même votre cueillette sans demander l’avis d’un herboriste, certaines plantes entrainant effets secondaires et interactions médicamenteuses (le millepertuis, traitant la dépression, avec les anticoagulants et contraceptifs oraux par exemple*).

Voici cependant une liste de plantes faciles à reconnaître lors de vos ballades dans la nature, dont il n’y a pas grand chose à redouter et qui se révèlent efficace en fonction de vos maux :

La camomille

Grâce à ses facultés anti allergisantes et anti-inflammatoires, elle traite les affections dermiques irritantes et l’inflammation du tube digestif.
Préparation : séchez les fleurs et préparez une infusion à boire ou à utiliser en lavage à base de compresses
A utiliser pour : La gueule de bois, l’eczéma, l’acné, les crampes, le rhume des foins, l’indigestion, les règles douloureuses
Précautions : déconseillée aux jeunes enfants, aux femmes enceintes (il s’agit ici de concentré, les tisanes de supermarché ne risquent rien)

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Le Tilleul

Arbre aux feuilles aisément identifiables, celles ci ainsi que leurs fleurs agissent sur la pression sanguine. J’ai toujours un pot de feuilles séchées dans ma cuisine que je laisse infuser et bois tout au long de la journée (chaud ou froid)
Préparation : Feuilles séchées, fleurs séchées ou fleurs fraîches en infusion
A utiliser pour : L’insomnie, l’anxiété, le stress, les varices, le mal de gorge (associé à un peu de miel), la fièvre.

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Le pissenlit

Fleurs préférées des bouquets d’enfant et des urines de chiens 🙂 Ses feuilles possèdent cependant des propriétés diurétiques, ses racines stimulent le foie et sa sève est excellente pour traiter les verrues. Ne jetez plus les bouquets aux tiges trop courtes des ballades dominicales !
Préparation : Infusions, feuilles en salade, racines en décoction pour les plus druides d’entre vous. En café : séchez les racines, hachez les et grillez les au four pendant quelques heures. Moulez et utilisez 1 c.c par tasse d’eau bouillante
A utiliser pour : Acné, eczéma, couperose, verrues, dépression, ballonnements, constipation, flatulences, nausée, cystite (que des maux cools décidément)…

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Chélidoine

Communément appelée herbe à verrues. Elle pousse un peu partout en dehors des villes et surtout en bord de route. Facilement identifiable par sa fleur jaune, et lorsque vous cassez la tige, un liquide épais et jaunâtre / orangé en sort en guise de sève. Redoutable contre les verrues.
Préparation : Aucune. Casser la tige et appliquer la sève directement sur la verrue, pendant plusieurs jours (généralement son compte est bon en 3) jusqu’à sa disparition. Miraculeux. Bien plus utile et bien moins douloureux qu’un rendez-vous avec l’azote liquide chez le dermato…

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L’Ortie

Chassez ces mauvais souvenirs d’enfance, l’ortie n’est pas qu’une plante dans laquelle vous marchez inattentifs et dont vous ressortez rouge d’irritation. Enfilez vos gants et embrassez le côté positif et curatif de l’ortie !
Préparation : sécher les plantes pour en faire des infusions (la tisane d’ortie est délicieuse), récoltez les graines de la tige, passez les au tamis fin pour enlever les poils piquants, à mélanger avec du yaourt à la manière de graines de lin. Feuilles également à utiliser en cuisine comme des épinards. Lavées, hachées, plongées dans l’eau bouillantes et revenues avec une noix de beurre ou de la crème fraîche. Encore plus de recettes sur le blog Bien être au naturel.
A utiliser pour : Rhume des foins, eczéma, anémie, épuisement, règles abondantes
Précautions : N’utiliser les feuilles qu’AVANT floraison pour éviter toute irritation.

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Bien d’autres plantes ont des vertus insoupçonnables pour qui ne s’y intéresse pas. La verveine, dite « herbe de tous les maux », la menthe en infusion forte qui peut venir à bout des maux de tête, la violette contre la toux…

Si vous désirez en savoir plus et devenir de fins herboristes il existe nombre d’ouvrages sur la question, celui que j’affectionnant et m’ayant servi de documentation pour cet article étant « Le guide du cueilleur de plantes médicinales » par Zoé Hawes aux éditions Le courrier du livre.
Bonne promenade ce week-end et n’hésitez pas à me donner vos trucs de grand-mère à vous pour mes prochaines soirées eau chaude 😉

* Source : Sciences & Vie N°1168

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