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La technologie nous rend-elle plus stressés ?

« C’était mieux avant ». L’adage s’applique-t-il aux technologies et à notre qualité de vie ?

En l’espace d’une dizaine d’années, internet, les smartphones et les réseaux sociaux sont devenus notre quotidien, notre norme. Dormir avec son téléphone ? Checker son compte Facebook au travail ? Regarder la télé son ordinateur portable sur les genoux ou distraire les moins de cinq ans avec une tablette ? Des comportements qui n’existaient pas. Des besoins qui ont été créés diront certains, un grand pas vers l’ouverture sur le monde et la connaissance répondront les autres. Rares sont celles et ceux qui arrivent à « couper », à se déconnecter. Eteindre son téléphone relèverait presque de non assistance à personne en danger, dans un cadre professionnel où rester joignable à tout moment fait partie d’une charte implicite de l’employé / employeur du 21eme siècle.
Mais ce fil à la patte nous rend-il plus stressés ? Les technologies influent-elles sur notre niveau d’irritabilité, d’impatience et ont-elles un impact sur notre santé ?

Des spécialistes se sont posés la question à l’image de cette étude menée sur 1801 adultes, par le Pew Research Center. Les participants devaient répondre à dix questions sur leur niveau de stress/technologie, en attribuant une note sur l’ « échelle de stress ressenti » (Perceived Stress Scale PSS). Deux conclusions majeures ont été tirées de cette étude :
– L’utilisation fréquente des réseaux sociaux n’induirait pas un plus fort niveau de stress, au contraire, chez certaines femmes l’utilisation de certains outils semblerait le diminuer.
– L’utilisation des technologies semblerait accroître la sensibilisation aux événements stressants de la vie d’autrui. Un phénomène appelé « the cost of caring » qui peut se traduire (non pas par « le prix des soins » comme me le suggère Google trad) d’une certaine manière par « le prix à payer de l’empathie virtuelle ». Phénomène bien plus important chez les femmes.

Des résultats contradictoires qui montrent que ce ne sont pas les réseaux sociaux qui seraient source de stress, mais bien l’utilisation que nous en faisons.
Partager les événements de sa vie « renforceraient le bien être personnel » disent les scientifiques, mais les réseaux sociaux nous « infligeraient » en guise de revers de médaille, d’être beaucoup plus vulnérables aux événements négatifs ou dramatiques partagés par nos « friends ».

La solution pour une meilleure qualité de vie tout en continuant son utilisation des réseaux sociaux ? Privilégier les informations positives et ne pas faire « subir » des événements traumatisants aux personnes auxquelles nous sommes liées virtuellement. Nous pouvons sensibiliser nos contacts à une cause humanitaire, à un conflit mondial qui nous touche sans pour autant partager la vidéo d’un massacre. Indiquer qu’une personne est souffrante et donner plus de détails en message privé pour qui le souhaite. Ne pas faire l’apologie de ses petits tracas du quotidien et privilégier ses accomplissements. Se demander même dans la plus atroce des journées quel en a été le petit rayon de lumière, et commencer chaque journée en se répétant « aujourd’hui quelque chose de formidable va m’arriver ». Autant de réajustements de comportements qui auront un impact sur votre manière de partager l’information, qu’elle vous concerne ou non.
On termine d’ailleurs sur un petit sondage pour voir quel est selon vous votre comportement en ligne :

Et si d’aventure vous souhaitiez faire un peu de « détox digitale« , une résolution arrivant en 3eme position cette année sur Twitter après « perdre du poids » et « arrêter de fumer » (tout un programme), voici un joli site avec plein de propositions pour vous distraire : detox-digitale.com !

2 Comments

  1. premier article que je lis et vraiment TRES intéressant.
    Je suis connecté une 20ene de fois par jour sur FB quand je suis au boulot, comme une sorte de clope, c est mal; mais je le fais pour me déstresser et voir les messages des « baddeurs » contre les « happyer ». Les baddeur, c est ceux qui râlent sur tout et pour rien, beaucoup de blabla pour rien et surtout cacher une détresse profonde qui me réconforte au finale (c est l anti Empathie, affreux non? mais j aime bien ça) , les happyer, c est ceux qui aiment la vie et qui partagent des bons moments.. éphémères ou non, eux, je les respecte beaucoup plus et j aime à me mettre un brief moment dans leurs peaux… finalement. FB, c’est la clope du 21eme siècle. Anti productif, malsains, chronophage………….. on le sait tous, et on continue à l utiliser , comme des.. dépendant ?

    • Heureusement, contrairement à la clope, on peut encore faire machine arrière et rendre Facebook… utile ? Mais je te rejoins. Dès que je commence à travailler c’est un réflexe, il faut que je ferme tous mes onglets de réseaux sociaux.

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