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Faustine cultive vos petits ! #1

Faustine est journaliste, fille d’artistes (un père concertiste international, une mère dirigeant une école de danse et de musique) et passionnée tout autant par les jeux vidéo, que la musique ou le sport. Il y a quelques années lorsque je la rencontrais, j’étais impressionnée par sa force et sa douceur. Maman d’un petit garçon de trois ans, c’est sur Facebook qu’elle partage ses bons plans pour occuper ces chères têtes blondes. L’accueillir sur Humanizer est un plaisir non dissimulé. Délectez-vous de son agenda hebdomadaire, de ses conseils avisés et de son oeil sûr. Merci à elle de prendre part à l’aventure…

Malgré la trêve printanière dimanche dernier, il va certainement falloir attendre un peu avant de pouvoir conjuguer au présent « On pourrait presque manger dehors » de « papa » Delerm*. Mais rassurons-nous. Des petits bonheurs, on peut en trouver partout. Et encore plus quand on les partage avec nos enfants.

Cette semaine je vous propose un joli moment d’exploration en forêt tropicale pour un peu plus de chaleur encore… D’en profiter pour découvrir qu’à Paris aussi, la biodiversité existe… Et qu’enfin après toutes ces découvertes, rien de mieux que de prolonger ces instants de complicité à la maison.

A VOIR

Quittons un instant notre grisaille quotidienne et partons déambuler en forêt tropicale.

Dans un décor immersif ponctué de jeux de lumière, de sons d’ambiance et de grandes projections audiovisuelles, l’exposition SUR LA PISTE DES GRANDS SINGES vous attend pour une expédition familiale à la Grande Galerie de l’Evolution jusqu’au 21 mars.

faustine urbain humanizer
Les plus petits seront fascinés par les grands singes naturalisés et les sculptures grandeur nature (chimpanzé, gorille et orang-outan).

– « Maman c’est comme des Schleichs mais en plus grand ! »

Le cœur de l’exposition vous immerge dans une forêt fictive où l’on découvre le quotidien des grands singes dans leur environnement : vivre en groupe, se déplacer dans les arbres ou au sol, construire un nid pour se reposer, communiquer, utiliser des outils pour trouver sa nourriture…

Les plus grands seront, quant à eux, très certainement plus sensibles aux toutes dernières découvertes scientifiques ainsi qu’aux menaces qui pèsent sur ces singes leur environnement et surtout leur habitat : la forêt tropicale.

Les dispositifs interactifs et ludiques rendent vraiment l’exposition accessible à tous et sur plusieurs niveaux : tout le monde peut apprendre et découvrir des choses !

Pour plus d’infos : http://grandssinges.grandegaleriedelevolution.fr/fr

A VIVRE

Se promener, s’aérer, se vivifier le corps et l’esprit. C’est ce que propose le Jardin des Plantes. Car tant qu’à se déplacer jusqu’à la Galerie de l’Evolution, pourquoi ne pas poursuivre sa journée à flâner au milieu de cet havre de beauté ?

 Débutez votre promenade en ayant une pensée émue pour toutes celles et ceux qui, depuis près de 400 ans, y ont admiré la nature orgueilleuse et protégée du seul jardin botanique de la capitale.

De nombreuses promenades et activités attendent vos petites têtes blondes…

faustine urbain humanizer 3Il y a évidemment l’incontournable ménagerie (Zoo historique de Paris), les différents jardins (le jardin alpin, le jardin écologique, le jardin potager, le jardin des abeilles et des oiseaux, …)

Mais c’est peut-être au milieu du labyrinthe que vos enfants auront envie de se perdre… Sachez en tout cas que se dresse en haut de ce dernier l’un des plus anciens édifices métalliques au monde, la « Gloriette de Buffon » !

En fait, une seule visite n’est pas suffisante pour découvrir tous les secrets de ce jardin. Apprendre en se promenant… C’est possible !

L’agenda du jardin : http://www.jardindesplantes.net/lagenda-du-jardin/lagenda-du-jardin

A FAIRE

Après une telle journée, on est rincés… Les enfants ont découvert plein de choses, ils vous reparlent des singes, les imitent, courent partout car même crevés ils arrivent encore à trouver cette énergie dont eux seuls sont détenteurs !

Il existe pourtant une méthode pour les calmer et pour que rien de ce qu’ils ont découvert ne se perde : Les livres.

Il n’est pas évident d’avoir à la maison des livres sur tous les sujets… Ca coûte cher et ça prend de la place.  Et pourtant il existe une solution : LES BIBLIOTHEQUES JEUNESSE.

faustine urbain humanizer 4Vos enfants aimeront lire si vous les aidez à aimer lire. 

Faire la démarche d’aller ensemble à la bibliothèque, de l’inscrire (un simple formulaire et une pièce d’identité suffisent), de choisir des livres, de présenter la carte au bibliothécaire, de repartir avec ses livres… Tout cela est bien plus ludique que vous ne l’imaginez pour lui.

faustine urbain humanizer 5La diversité des ouvrages leur permettra de découvrir de nombreux titres et d’affiner au fil du temps leurs goûts et leurs préférences en matière de lecture.
En plus vous pourrez demander conseil pour les petits soucis du quotidien et les passions passagères :

– Avez-vous un livre pour mon fils qui a peur du loup ?

– Ma fille ne veut pas aller se coucher en ce moment… Que puis-je lui lire avant de dormir ?

– Mon enfant est passionné par la lune, existe-t-il des livres pour les tout-petits parlant de la lune ?

– Nous avons vu une expo sur les singes ce week-end et il a adoré. Avez vous des livres sur les singes ?

faustine urbain humanizer 6L’idéal est d’instaurer un rituel. De se fixer un moment dans la semaine pour rapporter et échanger les livres. Ca peut être le mercredi après-midi, le samedi matin, un soir après l’école… Pour nous, c’est le mardi !

Alors cette semaine (si cela n’est pas déjà fait) pensez à inscrire votre enfant à la bibliothèque la plus proche de chez vous !

Et pour conclure, voici un petit texte pour adulte qui peut parfaitement être lu à un enfant….

« On pourrait presque manger dehors. » La phrase vient toujours au même instant.

C’est le « presque » qui compte, et le conditionnel. Sur le coup, ça semble une folie. On est tout juste au début de mars, la semaine n’a été que pluie, vent et giboulées. Et puis voilà. Depuis le matin, le soleil est venu avec une intensité mate, une force tranquille. Le repas de midi est prêt, la table mise, Mais même à l’intérieur, tout est changé. La fenêtre entr’ouverte, la rumeur du dehors, quelque chose de léger qui flotte. 

Juste avant de passer à table, quand il semble qu’il est trop tard pour bousculer le temps, quand les crudités sont déjà posées sur la nappe. Trop tard ? L’avenir sera ce que vous en ferez. La folie vous poussera peut-être à vous précipiter dehors, à passer un coup de chiffon fiévreux sur la table de jardin, à proposer des pull-overs, à canaliser l’aide que chacun déploie avec un enjouement maladroit, des déplacements contradictoires. Ou bien vous vous résignerez à déjeuner au chaud – les chaises sont bien trop mouillées, l’herbe si haute…

Mais peu importe. Ce qui compte, c’est le moment de la petite phrase. On pourrait presque… C’est bon, la vie au conditionnel, comme autrefois, dans les jeux enfantins : «On aurait dit que tu serais… » Une vie inventée, qui prend à contre-pied les certitudes. Une vie presque : à portée de la main, cette fraîcheur. Une fantaisie modeste, vouée à la dégustation transposée des rites domestiques. Un petit vent de folie sage qui change tout sans rien changer.

Parfois, on dit : «On aurait presque pu… » Là, c’est la phrase triste des adultes qui n’ont gardé en équilibre sur la boîte de Pandore que la nostalgie. Mais il y a des jours où l’on cueille le jour au moment flottant des possibles, au moment fragile d’une hésitation honnête, sans orienter à l’avance le fléau de la balance. Il y a des jours où l’on pourrait presque.

* Philippe DELERME  – Extrait de La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules 11

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