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On fait le Tour à Montrécourt !

Cet été je sillonne les routes de France pour aller à la rencontre des français qui viennent sur les bords de route supporter le Tour de France. Voici le premier jour d’un journal de bord de ce périple extraordinaire.

Paris – Valenciennes 211km
Valenciennes – Montrécourt 18km
J’ai un rapport très affectueux au Tour. Depuis ma plus tendre enfance je revois mon grand-père s’installer une fois le déjeuner terminé à l’étage, tirer une chaise à l’assise rebondissante, et s’installer pour le reste de la journée devant France 2 et ses coureurs. De vues d’hélicoptères en gros plans de pelotons, les caméras sillonnaient la France chaque fin d’après-midi, devant ma perplexité et son regard attentif. Chaque journée était ponctuée d’embrassades, de franchissement ému de ligne peinte au sol, les bras en croix. Ainsi lorsqu’on me proposait de partir sur les routes du Tour de France pour en couvrir différentes étapes, j’acceptais immédiatement pour l’expérience, la madeleine de ces étés caniculaires, et pour y être vraiment. Dans sa télé. Pour le rendre fier lui.

Ma première étape à Montrécourt nous a tout de suite mis dans le bain : des gens charmants, venus pour certains de Bruges, installés depuis l’aube, par un temps plus qu’incertain. Mireille et ses chaussettes orange, les enfants et leur excitation de voir passer « tonton pascal », et surtout la caravane. Une succession sans fin de voitures aux couleurs de Teisseire, du LCL, d’ERDF, d’Haribo… Le carnaval de Nice, les personnages effrayants en moins. Sur chaque voiture des filles qui dansent, des personnes hurlant dans leurs micros pour rendre ces quelques secondes de passage les plus divertissantes possibles. Et surtout le lancer de goodies aux spectateurs, déclenchants des débuts d’émeutes et des regards défiants entre jeune et ancienne génération… Qui mettra (littéralement) le pieds en premier sur cette madeleine st michel ?

A l’issue de cette journée nous reprendront la route pendant près de 3 heures à bord de notre Fiat 500 pour rejoindre Dieppe, non sans avoir profité amplement de l’amabilité de ses squatteurs de trottoirs. Une route déserte du Nord-Pas-de-Calais à la Seine Maritime. Voir défiler le paysage à 130 en admirant les éoliennes qui nous balisent le chemin tels de grands gardiens. Des champs à perte de vue, tout en longeant la mer. Une route qui me ramenant aux heures passées à sillonner Belle-île la superbe l’été dernier, son soleil me brûlant les bras et le vent me glaçant les os.

Nous arrivons de nuit à Dieppe. Cette première nuit se fera dans une zone commerciale, à l’hôtel ravivant de vieux souvenirs de sorties scolaires. Je me prends à refermer ma porte sans un bruit de peur d’attirer l’attention d’un prof qui dormirait au bout du couloir…

Du temps qui passe ne reste que l’excitation. C’est la peur en moins que je claque ma porte et m’endors pour mieux accueillir cette nouvelle étape qu’est Dieppe.

A tout à l’heure pour la suite du Tour…

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