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Happy : une vision du bonheur

Signé Roko Belic, ce documentaire sur le bonheur disponible sur Netflix propose des témoignages d’hommes et de femmes partout dans le monde. Leur point commun ? Etre heureux.

S’il fallait encore vous convaincre d’être heureux en dépit du climat anxiogène du moment : Happy se contentera de 75 minutes pour effacer tous vos doutes, ou à défaut vous remettre sur la bonne voie. Le documentaire commence en Inde où un homme raconte son quotidien. Pourquoi est-il heureux ? Parce qu’il a une maison (aux murs de bâches), un enfant qu’il aime. Un peu plus loin au Japon, sur l’île d’Okinawa, les femmes âgées cultivent la terre, sont intégrées à la communauté, et expliquent la concentration élevée de centenaires par de bonnes nuits de sommeil et un entourage familial constant.

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Aux Etats-Unis, une femme raconte le calvaire qu’elle a vécu après un accident qui lui a pris 9 ans de sa vie, un mari, et son visage. Défigurée, reconstruite et désormais auprès d’un homme qui l’aime au delà de sa beauté, elle avouera ne jamais avoir été aussi heureuse que maintenant.

On y re découvre également que le bonheur se travaille. Par la méditation. La capacité à se remettre rapidement de souffrances. Que l’argent ne fait pas le bonheur, s’il fallait encore le dire. On y apprend la notion de manège hédonique, qui fait que l’on s’habitue au niveau de richesse que l’on possède avant d’en vouloir d’avantage, et celle d’adaptation hédonique, ennemie du bonheur.

Quant aux buts extrinsèques (l’apparence, la gloire, la réussite financière), des sociologues, écrivains et profs nous expliquent qu’ils entretiennent notre frustration. La quête du bonheur passerait donc par la recherche de qui nous sommes vraiment, par les relations avec nos proches et le besoin d’aider, de se sentir utile au sein de la communauté.

Un documentaire qui rappelle l’excellent Hector et la recherche du bonheur et qui mérite d’être vu ne serait-ce que pour la performance bouleversante de Michael Pritchard face à des collégiens Américains. Dans un gymnase, le comédien invite les adolescents opprimés  à venir prendre la parole en public pour exprimer ce que ça fait d’être pointé du doigt, moqué, harcelé. Des explosions sincères d’enfants dont il tempère la rage par de l’amour.

Nous sommes dimanche soir, si vous aussi êtes à la recherche du bonheur voici un rituel simple et qui fonctionne, à renouveler chaque semaine seul(e), ou entouré(e) : même dans les périodes les plus difficiles, trouvez trois moments dans votre semaine dont vous êtes fiers ou qui vous ont rendu heureux, puis énumérez les.

– relancer Humanizer
– manger un enorme pot de pop corn avec ma meilleure amie au cinéma
– rincer mes cheveux avec du vinaigre de framboise et être heureuse de sentir le bonbon pendant deux jours

 

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